<![CDATA[The Vast Left Wing Conspiracy]]> http://www.politique-info.org/ A leading weblog left-wing oriented around French daily events. fr over-blog.com RSS 2.0 Generator <![CDATA[Oui au respect...mais mutuel]]> http://www.politique-info.org/article-19657134.html
En réponse, d'emblée, les blogueurs socialistes partisans de Ségolène Royal n'ont pas à se sentir visés par l'insinuation de ce qu'ils "manqueraient de respect" à l'égard de "personnalités" ou de "camarades" qui n'ont pas la même vision du leadership, de l'avenir du PS, qu'eux. Ou qu'ils réfuteraient la personnalité de tel ou tel qui se déclare candidat(e) à la tête du PS (avec les conséquences que cela impliquera ensuite au sein des instances décisionnelles que sont le CN, le BN, dans des emplois de permanents, les investitures futures dans des élections locales ou nationales, le choix éventuelle d'une alliance au centre, avec le Modem...).

Valério a des intentions saines, reprises ailleurs par Dagrouik. Et nul doute qu'il y ait en effet des choses qui ne puissent être écrites sur des blogs, à quelques mois d'un congrès ou pas (la question n'est pas là),  des attaques ad hominem qui ne peuvent être tolérées (qui consistent par exemple à insinuer ou dire carrément explicitement que l'homosexualité de Delanoë serait un enjeu politique en soi, justifierait que sa candidature ne puisse être recevable parce qu'il est homosexuel, autoriserait un ostracisme sur ce seul fait.etc...: y compris s'agissant de la perspective de l'élection présidentielle...).

Plus loin, à la lecture de "nos adversaires rêvent que ce soit l’occasion de pouvoir affirmer que le parti socialiste est incapable de procéder au débat d’idée sans se foutre sur la gueule", je n'adhère pas...

En effet, il m'apparaît que ce n'est plus ainsi que les choses se présentent en mai 2008: nous avons aujourd'hui un PS virtuellement majoritaire ou presque dans l'opinion (en témoignent les conquêtes de mars 2008, les intentions de vote à ce jour.etc....).

Et je n'ai plus entendu de tels arguments à droite (suivant lesquels nous serions divisés et que cela  accentuerait nos faiblesses) depuis des mois.

Ayons à l'esprit que la droite républicaine est aujourd'hui en voie de division, avec notamment la réapparition des néo-gaullistes. 

En outre, la droite subit en son sein l'échec personnel d'un an de présidence Sarkozy: la fronde des Parlementaires UMP est la meilleure expression de ce désarroi qui se développe à droite: et c'est ainsi qu'il y a à droite des gens sereins qui n'ont plus à coeur d'attaquer bassement le Parti Socialiste sur le seul fait de ses "divisions": électoralement, ils ont compris que cela ne paye plus.

 Ils trouveront à l'avenir d'autres arguments mais celui-ci s'est tû au vu des dernières Municipales...

 Et je vais plus loin: il y a une droite que nous avons l'ardente obligation de respecter pour cela même. Bien loin du Sarkozysme aujourd'hui en déconfiture. 

Plus loin, à la lecture de Valério, je n'adhère toujours pas: "en notre sein, certains affutent déjà leurs arguments pour dézinguer la crédibilité des uns, la personnalité des autres. La blogosphère socialiste n’y échappe pas". 

En effet, chacun d'entre nous, au Parti Socialiste doit pouvoir accepter de recevoir des critiques: libres, politiques et franches (sous réserve d'être fondées). Et pas uniquement Ségolène Royal ou ceux qui la soutiennent.

Aussi évident que cela soit en théorie, cela ne l'est pas en pratique: critiquer Bertrand Delanoë aujourd'hui, la manière dont il s'y prend, ainsi que l'ensemble de la Jospinie, poussés par Cambadélis, s'agissant d'une "conquête" du Parti Socialiste, c'est être immédiatement (par un raccourci de la pensée dont le champ politique raffole) cloué au pilori pour homophobie. 

Je le dis avec conviction: à mort l'homophobie comme toutes les autres formes d'intolérance culturelles qui se sont développées dans notre société, jadis une des plus tolérantes et des plus ouvertes sur l'"autre" (en son sein ou qu'il vienne d'ailleurs) d'Europe !

                                        

Mais vive également la place faite au débat...

Allons plus loin: on doit être libre, sur un blog, de critiquer le maire élu des Parisiens, ou certains de ses adjoints, pour leur politique, pour peu que l'on ne soit pas à 100% d'accord avec ce qui est fait ou a été fait pendant la première mandature. Le droit d'expression ou de critique doit être libre à l'intérieur du Parti Socialiste concernant la gestion de Paris.

Il en va de même concernant les intentions de Delanoë ¨par rapport au Parti Socialiste: fussent-elles supposées ou avérées à ce jour, peu importe !

Sur ce que l'on pense qu'il incarne de différent- la question se pose par rapport à Ségolène Royal ou Laurent Fabius-: en l'espèce une vision pragmatique et très libérale de ce que doit être la gestion publique, en l'absence de toute remise en cause ou critique substantielle des structures et cadres de l'économie de marché telle qu'elle fonctionne.

Autrement dit, Delanoë menerait une politique économique différente des autres socialistes s'il était en situation de gestion, moins redistributrice, plus autoritaire et distante...Dans la continuité de l'oeuvre économique de Lionel Jospin à la tête du Gouvernement de la France entre 1997 et 2002.

Ecrire ou dire cela ne doit pas nous voir affublés en retour des pires intentions ou insinuations: c'est une critique de nature politique. que nous émettons

L'homosexualité des uns, la bisexualité des autres, les croyances religieuses de tel ou tel, blogueur ou responsable du Parti Socialiste, n'importe nullement d'un point de vue politique. Le savoir ne nous apporte rien. L'utiliser à des fins politiques est répréhensible.

Seul m'importe le fond politique et sa traduction tangible concernant la vie des gens, dans le cadre d'une gestion, dans le cadre de la vie du Parti Socialiste, dans le cadre d'une motion.

 Je ne juge que des textes, des discours, des prises de position publiques (ou privées si j'en ai l'écho et que c'est du sûr), des amitiés qui me semblent signifier quelque chose, une phraséologie que je juge significative, des résultats politiques ou économiques à la tête d'une collectivité.

Je lis régulièrement, sur ce blog ou ailleurs, des insinuations malveillantes, sexistes, des insultes stéréotypées, concernant Ségolène Royal. Des dénigrements ad hominem auxquels il convient de ne même plus porter attention.

Vous pourrez donc écrire ce que vous pensez de et sur Ségolène Royal, sur ce blog ou ailleurs, et dans les limites imparties par le cadre légal de la liberté d'expression: donc n'insultez pas, ne diffamez pas.

 Ayez bien à l'esprit qu'en contrepartie je (ou d'autres) peux écrire ce que je veux pense de Pierre Moscovici, de Bertrand Delanoë, de tel ou tel blogueur socialiste que je souhaite critiquer ou analyser ponctuellement, louanger plus avant parce qu'il le vaut bien, sur ses idées, sur ses écrits, sur ses déclarations...

 En toute correction, en toute amitié. Jamais à partir d'une orientation sexuelle ou religieuse...
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Sun, 18 May 2008 06:25:00 +0200 http://www.politique-info.org/article-19657134.html
<![CDATA[Camarade Jean-Christophe Cambadélis, levez-vous !]]> http://www.politique-info.org/article-19650206.html
Le courant Camba est certes trop petit pour être faiseur de roi, mais il joue (et jouera) un rôle-clé dans le dispositif adverse. Pour faire gagner Delanoë au Congrès de Reims, il sera un appui essentiel à la démarche clandestine de Lionel Jospin, principal soutier d'une candidature Delanoë. Et hostile, Jean-Christophe le restera quel que soit l'aboutissement du Congrés de Reims. Il est un des seuls qui, me semble-t-il, ne transigera pas. Il lui faut bien en effet ensuite travailler au retour d'un DSK pour 2012, dont il est le principal lieutenant.

Il faut donc savoir qu'on ne peut attendre nulle loyauté de sa part (pour des raisons de fonction que joue son courant), ou de ses troupes (parmi lesquels des blogueurs), lesquelles ont des formes d'action militaire très particulières au sein du Parti Socialiste. Et qui peut surprendre plus d'un observateur avisé des milieux sociaux-démocrates...

Les propos pontifiants de ce matin sur l'état du PS ne sont qu'une diversion pour les médias: Jean-Christophe est en fait toujours là en manoeuvre.  Mais le fait est qu'il ne pèse pas grand chose à lui seul, avec une force de frappe de quelques centaines de militants.
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Sat, 17 May 2008 20:58:00 +0200 http://www.politique-info.org/article-19650206.html
<![CDATA[Ségolène, hier soir à la Bellevilloise...]]> http://www.politique-info.org/article-19649003.html Ségolène Royal annonce sa candidature ...

Rien ne vaut les images (extrait) après le commentaire... ]]>
Sat, 17 May 2008 20:06:00 +0200 http://www.politique-info.org/article-19649003.html
<![CDATA[Si vous aviez été voyageur sur ce train...]]> http://www.politique-info.org/article-19646082.html                                                                            
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Sat, 17 May 2008 18:15:00 +0200 http://www.politique-info.org/article-19646082.html
<![CDATA[Nous y étions]]> http://www.politique-info.org/article-19628601.html
Ce soir, les absents avaient tort. Même le très jospinien Martin P. s'était invité "pour voir" et est ressorti avec le sentiment que cette foule bigarrée (de toutes origines, de tous âges) et nombreuse, bien au-delà des cercles de Désirs d'Avenir, traduit quelque chose.
Quelque chose qu'on ne verrait (sans doute pas) dans les meetings à l'américaine de Sarkozy ou de Delanoë: la parole au public.

La démocratie participative, j'en suis un praticien nouveau. C'était la deuxième fois que je voyais cela en oeuvre à la Bellevilloise: si certains "citoyens" ont pris la parole de manière un peu sauvage, hurlant dans le micro ou racontant des salades anticapitalistes, s'il y a bien eu des "coquilles", tout le monde a  néanmoins eu la possibilité d'être entendu, et bien plus encore, consulté dans la démarche participative, dans un vrai processus démocratique dans l'élaboration d'un consensus décisionnel collectif. Lequel processus n'exclut pas les experts mais fait d'eux des intervenants secondaires, pas primordiaux comme cela s'est trop longtemps pratiqué au Parti Socialiste, dans un autisme vis-à-vis de ce que pensait les militants. 

La démocratie participative, c'est bien autre chose qu'un concept bidon qui aurait fait long feu. Cela peut donc bien fonctionner à plein au sein du Parti Socialiste, la preuve en est, un des partis les plus autistes vis-à-vis de ses militants, les plus fermés, les plus masculins (la dimension féministe a été rappelée), et les plus historiquement oligarchiques que l'on puisse imaginer (et pas seulement à l'échelle de la France).

Ces sympathisants ont été écoutés de façon indiscriminée pendant plus d'une heure par Ségolène Royal, qui n'a pris la parole qu'au terme d'un long dialogue entre eux et les experts ou rapporteurs.

 Des réponses leur ont été systématiquement apportées, notamment par Thomas Piketty. La parole éa été distribuée par Dominique Bertinotti à qui bon voulait la prendre...Un discours inaugural du sénateur David Assouline a rappelé l'histoire du quartier de Ménilmontant, les raisons des scores électoraux de la gauche et de Ségolène dans le 20ème, et la signification de cette salle où nous étions, où des rassemblements ouvriers ou syndicaux ont pu se produire, si nombreux, et que l'on ressent encore dans la nudité du bâti, la taille des locaux, leur emplacement...

 Ont succédé d'autres sympathisants, dont les interventions (par exemple sur la gestion de l'Etat ou de l'économie) ont été jusqu'à un niveau d'expertise avancé..

Parmi les experts étaient présents Thomas Piketty, qui a fait des reprises économiques convaincantes, élaborées et mises par leur pédagogie au niveau de compréhension de ses interlocuteurs, rappelant ce qu'est le "conformisme économique du Parti Socialiste quand il est au pouvoir" et comment le dépasser. 

L'historien de la France de Vichy, Jean-Pierre Azéma, était dans la salle, de même que la députée Aurélie Filipetti.

Clou de la soirée, Ségolène Royal a conclu son intervention par cette phrase importante, dont je vous laisse apprécier la portée:

"Si les militants en décident ainsi et l'estiment utile pour le parti socialiste, j'accepterai avec joie et determination d'assumer cette belle mission de chef du parti"

Le discours de Ségolène a duré une demi-heure: si Ségolène Royal n'est pas toujours une oratrice égale, la sympathie qui l'unit à son public est incroyable: avec le temps et un travail considérable, elle a appris à galvaniser un auditoire. J'ai regretté qu'elle n'ait pas été plus offensive, en mentionnant par exemple quelques rivaux objectifs: j'ai bien vu des proto-delanoistes (ou Delanoeo-compatibles) qui infiltrent gentiment Désirs d'Avenir ou le Pacte Rénovateur et distillent ensuite.Pourquoi leur en vouloir ? Vive la duplicité dans un même parti !

A moins qu'ils ne se conservent une porte de sortie au cas où la motion que présentera Ségolène en Novembre est distancée. Ils sont peu nombreux et jouent (selon moi) sur une faible vigilance...Leur joyeuse duplicité, leurs petites phrases, leurs youyous, n'échappent plus totalement au regard de ceux qui sont jusqu'au bout dans la démarche participative....Mais passons, ils sont dans leur bon droit !

 Dans mon esprit, les meetings d'Arlette Laguillier, auxquels j'ai pu assister autrefois, ne soutiennent pas la comparaison, ou si plutôt: je ressens au Parti Socialiste une ferveur que je n'ai connu qu'à l'extrême-gauche. Et en me disant qu'à l'extrême-gauche, il n'y a jamais eu de démocratie de parti et jamais de dialogue avec les militants, que la parole dans les meetings y est unidirectionnelle, contrairement à la démarche de la démocratie participative...

Nous avons quitté la Bellevilloise à plus de 23 heures, avec ce sentiment partagé que ceux qui, au Parti Socialiste, voudraient en découdre avec Ségolène Royal au prochain Congrès, auront à se surpasser comme des diables...

Ici la dépêche AFP qui a suivi dans la soirée (les Journalistes étaient vraiment trop nombreux...) ]]>
Sat, 17 May 2008 01:57:00 +0200 http://www.politique-info.org/article-19628601.html
<![CDATA[Motto]]> http://www.politique-info.org/article-19601062.html
Or, en cet instant, je suis atterré: pour le Parti Socialiste, dont je suis membre (j'étais encore en réunion de section, hier soir, dans le 8ème arrondissement),pour la France et l'Union Européenne dont je suis ressortissant.

Bref, annoncer en tête d'intentions de soutien un gandin (j'hésite à le qualifier de "personnalité" car pour moi, c'est plus un "personnage", dans le mauvais sens du mot, qu'une "personnalité") qui n'a jamais fait de politique au plan national, qui a sorti son premier argumentaire (pourri et horrible, au surplus) il y a 15 jours, qui s'exprime à l'oral avec des formules asiniennes s'agissant d'une simple collectivité sur la gestion de laquelle il y aurait à écrire des volumes, qui était au surplus, me rapporte-t-on l'intime de Pascal Sevran (je vous en prie: n'y voyez aucun sous-entendu de ma part. De grâce, je n'ai pu retenir des hauts-le-coeur en lisant la presse people: tout ce qu'on apprend provient en effet de celle-ci, qui ne fait jamais état que d'un carnet d'adresses empli de noms de Sarkozystes...).

Bref, je ne comprends pas. Je suis stupéfait que l'on puisse comparer dans une même étude une ancienne candidate à l'élection présidentielle, laquelle a obtenu 17 millions de suffrages, et un gandin qui ne s'est jamais présenté à la moindre élection au suffrage universel direct, sinon sur des listes dans le 18ème arrondissement...

Que dis-je ?

Il n'a jamais été député, jamais élu direct de la population: il me donne éternellement le sentiment de ne jamais avoir fait de politique, d'être resté un cadre de la pub gandin, qui se serait égaré en politique un jour parce que Pascal Sevran (encore lui, désolé d'insister: j'aurais pû écrire indifféremment "Stéphane Bern" ou "Arnaud Lagardère") l'aurait présenté à quelques Jospiniens dans le 18ème arrondissement...

C'est bien de lui dont certains Socialistes rêvent pour futur Premier Secrétaire, en octobre ?

Je n'ignore pas que certains de mes petits camarades poussent en ce sens (et je respecte, contraint et forcé, leurs convictions qui ne sont pas les miennes) : ils n'ont donc jamais dû vivre à Paris,jamais travaillé à Paris (et à plus forte raison pour Paris), jamais s'être représenté l'ensemble des facettes de sa politique municipale, l'absence de résultats sur pleins de sujets, ne sachant pas-parce qu'ils ne l'ont jamais vu-qu'il peut être très autoritaire et très insupportable en Conseil de Paris.

Et ils me semblent sublimer le fait que, pour les Socialistes que nous sommes, être atrabilaire et vouloir le pouvoir suprême est difficilement compatible avec les convictions socialistes que nous défendons.

Bref, tous ces Socialistes qui habitent loin de Paris(et ce n'est pas un reproche) ne savent pas. Ils cherchent simplement à se retourner contre Ségolène et ils s'appuient, pour ce faire, sur le premier gandin venu...On est, il me semble, dans le n'importe quoi (politiquement parlant)...                              
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Fri, 16 May 2008 06:04:00 +0200 http://www.politique-info.org/article-19601062.html
<![CDATA[Santini nippon mais très mauvais...]]> http://www.politique-info.org/article-19570900.html
Mais il est également un peu du passé (c'est le sentiment qu'ont les Issois), si vous voyez ce que je veux dire (artériellement parlant)...

Du passé, et pourtant Sarkozy l'a promu secrétaire d'Etat à la Fonction Publique, à près de 70 ans, sans état de services dans ce domaine et déjà un passé derrière lui sur lequel on ne reviendra pas...

Depuis qu'il occupe cet office ministériel (qui l'avait récompensé d'un ralliement bien opportun à Sarkozy quelques mois avant la Présidentielle), Santini ne fait rien, prend des risques pour sa santé en aimant trop l'Asie, et surtout, dit n'importe quoi sur les Fonctionnaires (qu'ils seraient 24% de la population active, par exemple !). C'est à cause du souvenir que l'on conserve d'anciens proches de Bayrou comme lui qu'il peut nous apparaître aujourd'hui plus que malaisé d'envisager un rapprochement avec le Modem: il fut un temps pas si ancien où Santini se présentait contre Copé et Huchon aux Régionales en Ile-de-France et faisait une campagne active contre l'UMP, sur des thèmes bien démagogiques (défendre le lobby des buralistes) et pour un score mitigé...

Rassurez-vous: Woerth, son ministre de tutelle, ne travaille pas beaucoup plus malgré les apparences.
Avec eux deux, les Fonctionnaires s'en prennent plein la figure.

Il se trouve que Santini parle le Japonais et n'a pas hésité à entamer des dialogues très amicaux avec son pote Bruno Gollnisch, du Front National, dans la langue de Mishima: ces deux-là s'apprécient bien, en-dehors et sur les plateaux, et ont dû probablement faire la paire pour parler de leurs écrivains nippons préférés...                                                        
Santini, qui n'en est pas à sa première connerie débitée sur les Fonctionnaires, explique hier que les Fonctionnaires devraient, selon lui, pour faire grève, "mettre des brassards à la japonaise".

Intéréssant, non ? Je ferai donc grève demain en manifestant mon hostilité (et avec perte de salaire, car il faut savoir qu'une journée de grève dans la Fonction publique= une journée de salaire perdue) en portant un brassard jaune fluo sur mon lieu de travail...pour manifester pacifiquement mon mécontentement...

Sauf que ce béta, qui n'a plus à l'évidence toute sa tête quand il dit cela, omet de dire que le Japon n'a ni la même qualité de relations sociales que la France (au Japon, l'emploi à vie avec progression continue de carrière continue d'être la norme pour 2/3 des salariés), ni....ne propose les mêmes rémunérations et les mêmes avantages à ses salariés, si l'on prend la société salariale japonaise dans son ensemble.

 S'ajoute à cela le fait que la Fonction publique au sens français est quasiment inexistante là-bas, que les syndicats (contrairement aux mythes) y ont un vrai pouvoir de nuisance (comparativement à la France) face à des offensives patronales, notamment au moment de l'offensive de printemps. Que les syndicats regroupent un pourcentage bien plus élevé qu'en France de la population active, notamment dans les grandes entreprises (c'est plus compliqué de se syndiquer chez un sous-traitant...)

Bref, Santini n'amuse plus personne (et pas davantage la Chambre régionale des Comptes d'Ile de France, qui l'a épinglé pour sa gestion municipale consistant à tout externaliser au privé) et il souffre, effectivement, au minimum de "surdité"...

Edit: Accessoirement, bonne continuation à mon ami Christophe Ginisty, lequel a affronté deux fois (violemment) Santini dans des élections en 2007... ]]>
Thu, 15 May 2008 04:25:00 +0200 http://www.politique-info.org/article-19570900.html
<![CDATA[459]]> http://www.politique-info.org/article-19541836.html
J'aime faire un point régulier sur l'évolution du nombre d'inscrits. La dynamique étant toujours ascendante (ils étaient 443 il y a un mois !), j'en déduis (un peu vite sans doute, par un raccourci dont vous m'excuserez !) que la problématique est bien toujours au centre du débat public. Et que l'intérêt qu'on lui porte, malheureusement surtout dans les classes moyennes éduquées et pas suffisamment dans les milieux populaires, va bien au-delà des cercles militants, collectifs, qui se battent quotidiennement pour améliorer le sort des sans-papiers et leur faire gagner des combats ponctuels.

Une militante (tous les membres sont pour moi), Ariuvaimato Beaumont, me demande si l'on peut créer des Events à partir de ce groupe. La réponse est "oui", à condition de devenir admin. Quel horrible truchement du jargon pour expliquer une réalité simple: ce groupe doit servir les intérêts des sans-papiers et il est évident qu'annoncer des mobilisations à partir de celui-ci, envoyer à un grand nombre de personnes un mot d'ordre de mobilisation, est désirable en soi !

Je n'ai pas la curiosité qui s'impose de mettre à jour le plus souvent possible ce groupe. D'autres le font à ma place et vont jusqu'à publier des communiqués (ainsi le Gisti, association qui apporte une aide juridique, juridictionnelle et personnelle aux travailleurs immigrés qui subissent la justice à deux vitesses qui caractérise la France par rapport aux populations étrangères. Vieil héritage de la Révolution française qui tourne aujourd'hui au racisme institutionnalisé !

Je ne peux que vous inviter à continuer d'adhérer et de mettre à jour, dans la mesure de vos possibilités, ce groupe Facebook de défense des sans-papiers et de relais d'informations des discriminations et violences, notamment de la part de l'administration, sur les territoires de la France, à l'encontre des sans-papiers, de leurs conjoints, de leurs frères d'armes, des associatifs qui se battent pour que l'"exception française" en Europe de ces expulsions en masse, cesse.

Faîtes connaître ce groupe autour de vous et veuillez ne pas hésiter à faire adhérer vos amis et connaissances Facebook.

Edit 15/05: vous êtes ce matin 461 à être convaincus de la justesse de ce combat ! ]]>
Wed, 14 May 2008 06:29:00 +0200 http://www.politique-info.org/article-19541836.html
<![CDATA[La violence verbale qui réassure...]]> http://www.politique-info.org/article-19539152.html
Quoi qu'il en soit, cela a été la phrase de trop, qui a provoqué une nouvelle réaction d'une rare violence de la part d'Hugo, le plus grand homme de l'Histoire d'un pays, le Vénézuéla, qui n'a jamais connu autre chose que des oligarques depuis son indépendance...

A propos de Merkel, cette droitière sans charisme qui préside aux destinées de l'Allemagne depuis deux ans et demi, il a dégainé cette phrase qui fait réfléchir par la brutalité et l'inexactitude historique fondamentale qu'elle recèle (pour qui a un peu étudié l'Histoire):

"Elle vient de la droite allemande, celle là même qui a soutenu Hitler, qui a soutenu le fascisme: voilà qui est aujourd'hui la chancelière de l'Allemagne"

Fascisme peut-être (sûrement même), mais Hitler, plus délicat: la démocratie chrétienne allemande est loin d'avoir toujours été sans rapports, depuis sa création, avec des milieux droitiers et ultranationalistes qui en appelaient à la restitution des droits "historiques" de l'Allemagne: par exemple sur les Sudètes, annexés par la Tchécoslovaquie en 1945. Territoire qu'a longtemps réclamé de façon à peine dissimulée la branche bavaroise, dite "CSU", de la droite allemande. Bref...

Chavez délire-t'il en parlant ainsi, comme il l'avait fait lors du Sommet hispano-américain de décembre dernier, prenant à partie Zapatéro, qualifiant José-Maria Aznar de "fasciste" et s'attirant une réponse jamais vue ou entendue du roi en personne, lui intimant de se taire ?

                                                                      
Je ne pense pas. Il a simplement démontré qu'il était adepte d'une violence verbale caractérisée. Qui peut avoir  tout son intérêt en politique et renforcer politiquement son émetteur.

Car contrairement à ce qu'on pense communément en démocratie, insulter (les qualifier de "crapules", d'"épicier"... ) ses adversaires participe d'une réaffirmation de soi et de ses valeurs plus efficace qu'un démenti ou une critique "en des termes diplomatiques". Certes dommage pour la sérénité du dialogue mais nullement constitutif d'un accès de démence de celui qui émet, ou d'une radicalité accrue de son positionnement politique...

Aussi, les noms d'oiseaux de Chavez peuvent-ils être vus:

-Comme un cirque de la part de quelqu'un qui manquerait de moyens ou serait en difficulté sur le front intérieur (ce n'est pas le cas de Chavez).
- signifie qu'il répond légitimement à la violence du propos de Merkel par une contre-violence pire encore, rappelant les ascendants historiques du parti de la Chancelière...

Mieux valait cela que le silence... ]]>
Tue, 13 May 2008 23:41:00 +0200 http://www.politique-info.org/article-19539152.html
<![CDATA[Lancement de TerraNova: une initiative qu'il faut saluer !]]> http://www.politique-info.org/article-19533877.html
Vous aviez également probablement entendu parler de la Fondapol, d'émanation moins libérale que chiraquienne, lancée fin 2003 à grands renforts de sponsors du monde des affaires. Qui depuis lors végète.

Ou encore de l'Institut économique Molinari ou de l'IFRAP, liés au réseau tentaculaire des "free-market" think-tanks, sis à Bruxelles, qu'organise le discret Center For The New Europe, libertarien.

Tous ces "think tanks" à la française végètent à l'exception de l'Institut Montaigne, qui produit des notes dont certaines ont fait parler d'elles par leur audace et les préconisations qu'elles avançaient, recourant systématiquement au benchmarking (ou analyse comparative des meilleures pratiques, prises ailleurs ou chez les concurrents).

Lesquelles notes sont une source essentielle d'inspiration pour les politiques publiques menées depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir (et avant aussi: on peut dire que 2003, les idées qui couvent à l'Institut Montaigne forment le ciment des politiques publiques en matière d'emploi, de sécurité, de "tolérance zéro", de réforme de l'Etat ou encore de réforme des institutions politiques.

Mais pour ce qui concerne la gauche, la greffe n'a longtemps pas pris. Aussi, la Fondation TerraNova, bien que d'inspiration très réformiste, très "deuxième gauche", est une initiative heureuse, qu'il faut saluer. Sur la forme, et sur le fond.

Contrairement à mes petits camarades, je ne pense que nous ayons fait suffisamment notre deuil du vieux surmoi marxiste (ou keynésien) qui nous habite encore un peu tous.

Contrepied de ma part ? Non pas: je pense que toute initiative d'émanation rocardienne (et à plus forte raison, dans laquelle Michel Rocard continuerait de jouer un rôle-clé: c'est le cas ici, puisqu'il présidera le "conseil d'orientation scientifique") est un gage de rénovation et de modernisation du corpus doctrinal socialiste. Lequel a toujours autant besoin d'être dépoussiéré de certains archaismes, qui ont contribué à nous faire perdre les dernières échéances présidentielles: sur la dette publique, dont la réduction doit redevenir le centre de nos préoccupations, ou encore sur l'art et la manière de réformer l'Etat...à gauche.

Je l'avais déjà dit par le passé sur ce blog: la gauche est bien meilleure réformatrice de l'Etat que ne l'est la droite, qui n'a de l'Etat et des solutions de gestion à lui apporter que des options "conservatrices" (au sens de conservation des avantages et des intérêts acquis).


A gauche, nous réformons l'Etat et les collectivités de façon ambitieuse, comme on le voit aujourd'hui à Paris, ou bien hier, lorsque Michel Rocard a, précisément, été l'initiateur de la réforme de l'Etat.

Et puis TerraNova accueille d'emblée des personnalités de gauche dont il faut saluer les capacités, qui ont pour la plupart été proches des cabinets socialistes du second septennat de Mitterrand, et notamment sous Michel Rocard: Denis Olivennes, Elie Cohen, ou encore Olivier Ferrand, Bernard Spitz ou Matthieu Pigasse (conseiller de DSK entre 1997 et 1999).

Wait and See: plus il y aura de lieux géométriques d'une expertise à gauche, plus la gauche aura d'idées neuves et pourra ancrer dans l'opinion publique, via ses relais d'opinion, un terreau idéologique propice, qui milite en faveur d'une alternative "réaliste" et "crédible" à la droite. Les contraintes de la Globalisation étant nombreuses, il s'agit de trouver un terrain d'entente entre nos convictions sociales, d'une part, qui doivent rester fortes, ancrées et exigeantes. Et, d'autre part, une nécéssaire adaptation de notre outil de production et de nos outils de gouvernance publique aux enjeux de l'économie et du monde d'aujourd'hui. Laquelle requiert, au-delà d'une nécéssaire relance européenne, plus de réactivité et de compétitivité dans notre économie... ]]>
Tue, 13 May 2008 20:55:00 +0200 http://www.politique-info.org/article-19533877.html