Valério Motta lance une initiative, que
résume le logo ci-dessous. Pour l'explication, c'est sur son blog.
En réponse, d'emblée, les blogueurs socialistes partisans de Ségolène Royal n'ont pas à se sentir visés par l'insinuation de ce qu'ils "manqueraient de respect" à l'égard de "personnalités"
ou de "camarades" qui n'ont pas la même vision du leadership, de l'avenir du PS, qu'eux. Ou qu'ils réfuteraient la personnalité de tel ou tel qui se
déclare candidat(e) à la tête du PS (avec les conséquences que cela impliquera ensuite au sein des instances décisionnelles que sont le CN, le BN, dans des emplois de permanents,
les investitures futures dans des élections locales ou nationales, le choix éventuelle d'une alliance au centre, avec le Modem...).
Valério a des intentions saines, reprises ailleurs par Dagrouik. Et nul doute qu'il y ait en effet des choses qui ne puissent être écrites sur des blogs, à quelques mois d'un congrès
ou pas (la question n'est pas là), des attaques ad hominem qui ne peuvent être tolérées (qui consistent par exemple à insinuer ou dire
carrément explicitement que l'homosexualité de Delanoë serait un enjeu politique en soi, justifierait que sa candidature ne puisse être recevable parce
qu'il est homosexuel, autoriserait un ostracisme sur ce seul fait.etc...: y compris s'agissant de la perspective de l'élection présidentielle...).
Plus loin, à la lecture de "nos adversaires rêvent que ce soit l’occasion de pouvoir affirmer que le parti socialiste est incapable de procéder au débat d’idée sans se foutre sur la
gueule", je n'adhère pas...
En effet, il m'apparaît que ce n'est plus ainsi que les choses se présentent en mai 2008: nous avons aujourd'hui un PS virtuellement majoritaire ou presque dans l'opinion (en témoignent
les conquêtes de mars 2008, les intentions de vote à ce jour.etc....).
Et je n'ai plus entendu de tels arguments à droite (suivant lesquels nous serions divisés et que cela accentuerait nos faiblesses) depuis des mois.
Ayons à l'esprit que la droite républicaine est aujourd'hui en voie de division, avec notamment la réapparition des néo-gaullistes.
En outre, la droite subit en son sein l'échec personnel d'un an de présidence Sarkozy: la fronde des Parlementaires UMP est la meilleure expression de ce désarroi qui se développe
à droite: et c'est ainsi qu'il y a à droite des gens sereins qui n'ont plus à coeur d'attaquer bassement le Parti Socialiste sur le seul fait de ses "divisions": électoralement, ils ont
compris que cela ne paye plus.
Ils trouveront à l'avenir d'autres arguments mais celui-ci s'est tû au vu des dernières Municipales...
Et je vais plus loin: il y a une droite que nous avons l'ardente obligation de respecter pour cela même. Bien loin du Sarkozysme aujourd'hui en déconfiture.
Plus loin, à la lecture de Valério, je n'adhère toujours pas: "en notre sein, certains affutent déjà leurs arguments pour dézinguer la
crédibilité des uns, la personnalité des autres. La blogosphère socialiste n’y échappe pas".
En effet, chacun d'entre nous, au Parti Socialiste doit pouvoir accepter de recevoir des critiques: libres, politiques et franches (sous réserve d'être fondées). Et pas
uniquement Ségolène Royal ou ceux qui la soutiennent.
Aussi évident que cela soit en théorie, cela ne l'est pas en pratique: critiquer Bertrand Delanoë aujourd'hui, la manière dont il s'y prend, ainsi que l'ensemble de la Jospinie,
poussés par Cambadélis, s'agissant d'une "conquête" du Parti Socialiste, c'est être immédiatement (par un raccourci de la pensée dont le champ politique raffole) cloué au
pilori pour homophobie.
Je le dis avec conviction: à mort l'homophobie comme toutes les autres formes d'intolérance culturelles qui se sont développées dans notre société, jadis une des plus
tolérantes et des plus ouvertes sur l'"autre" (en son sein ou qu'il vienne d'ailleurs) d'Europe !

Mais vive également la place faite au débat...
Allons plus loin: on doit être libre, sur un blog, de critiquer le maire élu des Parisiens, ou certains de ses adjoints, pour leur politique, pour peu que l'on
ne soit pas à 100% d'accord avec ce qui est fait ou a été fait pendant la première mandature. Le droit d'expression ou de critique doit être libre à l'intérieur du Parti
Socialiste concernant la gestion de Paris.
Il en va de même concernant les intentions de Delanoë ¨par rapport au Parti Socialiste: fussent-elles supposées ou avérées à ce jour, peu importe !
Sur ce que l'on pense qu'il incarne de différent- la question se pose par rapport à Ségolène Royal ou Laurent Fabius-: en l'espèce une vision pragmatique et très libérale
de ce que doit être la gestion publique, en l'absence de toute remise en cause ou critique substantielle des structures et cadres de l'économie de marché telle qu'elle fonctionne.
Autrement dit, Delanoë menerait une politique économique différente des autres socialistes s'il était en situation de gestion, moins redistributrice, plus autoritaire et
distante...Dans la continuité de l'oeuvre économique de Lionel Jospin à la tête du Gouvernement de la France entre 1997 et 2002.
Ecrire ou dire cela ne doit pas nous voir affublés en retour des pires intentions ou insinuations: c'est une critique de nature politique. que nous émettons
L'homosexualité des uns, la bisexualité des autres, les croyances religieuses de tel ou tel, blogueur ou responsable du Parti Socialiste, n'importe nullement d'un point de vue
politique. Le savoir ne nous apporte rien. L'utiliser à des fins politiques est répréhensible.
Seul m'importe le fond politique et sa traduction tangible concernant la vie des gens, dans le cadre d'une gestion, dans le cadre de la vie du Parti Socialiste, dans le cadre
d'une motion.
Je ne juge que des textes, des discours, des prises de position publiques (ou privées si j'en ai l'écho et que c'est du sûr), des amitiés qui me semblent signifier quelque
chose, une phraséologie que je juge significative, des résultats politiques ou économiques à la tête d'une collectivité.
Je lis régulièrement, sur ce blog ou ailleurs, des insinuations malveillantes, sexistes, des insultes stéréotypées, concernant Ségolène Royal. Des dénigrements ad
hominem auxquels il convient de ne même plus porter attention.
Vous pourrez donc écrire ce que vous pensez de et sur Ségolène Royal, sur ce blog ou ailleurs, et dans les limites imparties par le cadre légal de la liberté
d'expression: donc n'insultez pas, ne diffamez pas.
Ayez bien à l'esprit qu'en contrepartie je (ou d'autres) peux écrire ce que je veux pense de Pierre Moscovici, de Bertrand Delanoë, de tel ou tel blogueur
socialiste que je souhaite critiquer ou analyser ponctuellement, louanger plus avant parce qu'il le vaut bien, sur ses idées, sur ses écrits, sur ses déclarations...
En toute correction, en toute amitié. Jamais à partir d'une orientation sexuelle ou religieuse...




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