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Vous estimerez sans doute que je relaie des informations insignifiantes. Pas du tout: parce que si des sites comme Rue89.com ou bien Backchick.info venaient à
disparaître (notons qu'ils emploient en moyenne une demi-douzaine de permanents et jusqu'à plusieurs dizaines de pigistes), ce serait un nombre important d'internautes qui se détourneraient
d'importants portails d'info pour inonder nos blogs politiques de visites, de commentaires...Je rêve, bien sûr ?
J'enregistre 50 fois moins de visites par jour en moyenne que ces sites si l'on en croit l'article linké. Si mon blog n'est pas tellement visité en comparaison de..., je l'attribue au fait que:
-cela ne vous a pas échappé, je ne suis pas journaliste
-je n'ai pas de vocation généraliste
-le design de mon blog n'a pas vocation à soutenir la comparaison avec l'infographie de sites comme Rue89.com ou Desourcesûre
-je ne respecte aucune charte déontologique sinon celle que je veux bien me fixer, liée à ma morale personnelle et à mon observation (scrupuleuse) des pratiques dominantes sur les blogs...
-je peux être critiqué pour des analyses jugées "simplistes" et "parisiennes" (ce qui ne veut pas dire qu'elles le soient: voilà bien pour moi des
critiques sans intérêt)...
Je découvre hier chez Romain l'incise suivante, d'une commentatrice lyonnaise de
Lyonnitude(s):
-je suis trop indépendant et extérieur à la notion de conflit d'intérêt pour être l'objet de massives attentions (nous sommes en France, pays de la corruption des médias et de
l'autocensure...).
D'ailleurs, je suis critique du travail que font ces sites d'information gratuits. Je préfère mentionner l'exigence éditoriale de Médiapart, projet certes plus tarabiscoté
au départ, que beaucoup d'observateurs à la petite semaine ont donné perdant d'emblée. Qui à mon sens survivra et atteindra un momentum financier au terme des trois ans qu'il s'est fixé
(j'écris cela n'ayant pas souscrit d'abonnement pour l'heure, me basant sur ce que je vois sur le site et les informations éparses que je reçois...).
Si certains de ces sites venaient à disparaître, ce serait évidemment dommage pour leurs concepteurs mais je ne suis pas convaincu que cela serait une perte considérable pour "le
pluralisme de l'information". N'étant pas bêtement darwinien, je pense que les publics récompensent toujours in fine la qualité et le progressisme du projet, pas
l'infographie et la manière dont le fric est injecté: le fait que Rue89.com ait été crée par Pierre Haski, de Libération, qui n'est pas un progressiste, qui n'ait en tête que "start-up" et "montage financier" est le plus important et me laisse
penser que ce site ne fait que reproduire une idéologie dominante que l'on retrouve dans les médias papiers ou télévisuels: sensationnalisme, focus sur les gens importants, traitement
compartimenté du social, absence de la mention d'"alternatives" sur les sujets économiques, choix de ne relayer que des stratégies d'influence, enquêtes souvent bâclées et partiales...Peu
importe la navigabilité, bien meilleure que pour Mediapart !
Je ne me fais peut-être pas que des amis en écrivant cela (si l'on me lit) mais je souhaite donner un sentiment personnel, sur une question que je n'ai pas eu souvent l'occasion de
traiter sur ce blog...
En matière de relations sociales et du travail, je ne pense pas que ces sites d'informations ayant opté pour la gratuité rémunèrent suffisamment leurs collaborateurs. De plus, ils leur
proposent, de toute évidence, des contrats très précaires, voire de simples stages. A ma connaissance, il n'y a pas de syndicats ou de contre-pouvoirs d'entreprise en leur sein et le
culte du patron-fondateur (bien que copain de tous et n'occupant qu'un coin de table dans des locaux exigus) y est un dérivé du Libération de Sege July, autrement dit de ce
que mai 68 a accouché de pire dans l'esprit...
De ce point de vue, je pense que Médiapart a une longueur d'avance (ou
peut-être tire les enseignements de ces prédécesseurs "gratuits"), comme nous l'avait expliqué (et j'en avais été convaincu) Edwy Plenel et les fondateurs de Médiapart, lors de la présentation qu'il firent le 15 mars dernier au cinéma MK2 de
Bibliothèque François-Mitterrand: plus de permanents, pour un projet qui rejette à juste titre le "mythe" de la gratuité: tout ne peut pas être gratuit sur Internet ou dans la vraie vie: de ce
point de vue, les "gratuits" (Métro, 20 minutes, Directmatin et leurs
versions en ligne respectives,...) produisent des contenus bâclés, manquant de stratégie et de ligne éditoriales, ne laissant pas de place à une "diversité" en leur sein...
Nicolas Sarkozy (Sipa)
Je perpétue ce quizz ridicule initié par d'autres...
Mon fond de teint : Aucun (car cela est antimasculin au possible)
Un mascara : Encore plus ridicule s'agissant d'un homme
Une crème de jour : Weleda ("Crème de jour", tout simplement).
Précision: j'utilise également une "Crème de nuit" dans la même marque, mais plus rarement, ainsi qu'une huile hydratante d'amande et une crème pour mains à l'argousier, une crème pour le
soin des pieds, ainsi qu'un après-rasage d'une exceptionnelle qualité, J'oublie le déodorant aux huiles essentielles de Citrus, de même que certains sirops diététiques comme le Sirop de
bouleau, ou le Sirop d'Argousier...
Une marque de produits : Weleda, sans aucun doute et
exclusivement. Accessoirement Cattier, pour les masques d'argile
rouge...
Ma marque fétiche de maquillage : Je ne me maquille pas.
Un produit must : Mon savon d'Alep, qui dure des mois tant il
mousse peu...
Mon parfum : YSL (Opium pour hommes)
Mon magazine fétiche : Aucun
Tu pars sur une île déserte et tu emportes quoi (trois produits max, sans protection solaire ni rasoir) : Ma gamme de produits Weleda, des antioxydants (en premier lieu
de la Coenzyme Q10 en gélules dosée 1 000 mg) et de l'eau minérale Montcalm...
La femme que tu admires pour sa beauté : Je dois encore y réfléchir...La chanteuse
Leslie peut-être ?
La femme dont tu envies le look : Idem
Je me damnerais pour : rien au monde
Que signifie pour toi la féminité : Je n'y crois pas. En revanche, je suis sensible à l'esthétique qu'offrent à mon
regard certaines femmes. Les approcher devient alors la chose la plus désirable...
Un dernier mot : bien indiscrètes, ces questions...
Dans l'affaire de l'"espionnage" d'Olivier Besancenot, il est sage d'attendre pour en savoir plus (nul doute que la Justice saura éclaircir rapidement après
le dépôt de plainte contre X du couple Besancenot):
Quel type d'officine les filait ? A l'évidence,
il s'agissait d'une société de détectives privés. Rémunérée par une entreprise privée (SMP Technologies, dont le site
Internet n'est plus accessible qu'en cache, distributrice du pistolet
taser), à laquelle Besancenot nuisait par des prises de position pendant la campagne présidentielle.
La piste politique est donc à-priori écartée mais il n'est nullement interdit de considérer que le politique a été "facilitateur" de la mise en place de cette filature...
S'agissant de Besancenot, un problème d'image (lourd)
demeure: bien que "militant révolutionnaire", il a un rapport aux médias très problématique, si bien qu'il n'est pas rare de lire qu'il est le "meilleur
ami de la droite". Je ne souscris pas à cette analyse mais il faut bien constater qu'il est apprécié, voire louangé, dans les milieux médiatiques qui desservent le plus objectivement les
intérêts de la gauche: Etienne Mougeotte peut lui dire qu'il est
"beau" sans le faire sourciller au Grand Jury RTL, Askolovitch dresser de lui un portrait flatteur dans l'Obs' de cette semaine, et le monde du travail
dans son ensemble ne pas s'en porter mieux pour autant.
On pourrait même avancer que Besancenot dessert plus qu'autre chose les causes qu'il dit défendre: je n'ai pas d'opinion définitive sur cette question. S'agissant par exemple des
salariés sans-papiers ou des services, Besancenot fait partie de ceux qui parlent le plus (et agissent) dans l'intérêt du nouveau précariat des services. Qui travaille dans des structures de
petites dimensions, sous payé, tenu à une convivialité permanente envers "le client", jettable à merci, sous les coupes de managers harceleurs et de directions irresponsables...
Au PS (faisons notre autocritique), nous avons trop longtemps fermé les yeux sur ces nouvelles formes d'exploitation et donc été incapable de réagir (de même que les principaux
syndicats) lorsque de premières luttes "sauvages" sont apparues (ainsi dans les Mac Do, lors des premières actions, en 2001, qui ont vu-comme par hasard-depuis les conditions de travail,
statutaires et salariales s'améliorer pour les "équipiers" de
fast-foods).
Plutôt que de profiter de ce magnifique temps estival à Paris, j'ai préféré aller voir Bataille à Seattle, une très bonne reconstitution des 4 journées de blocages, par des militants altermondialistes (à l'époque,
on disait "anti-mondialistes"), de la Conférence ministérielle de l'OMC, aboutissant à son annulation et à son échec. Et surtout à décrédibiliser pour de bon, par la suite, cette infâme
institution qui promeut la libéralisation du commerce international contre les peuples...

"Bataille à Seattle" n'échappe à certains clichés et même à du sentimentalisme: les deux héros, organisateurs parmi les
organisateurs et déjà fichés par la Police (laquelle est d'une rare brutalité, allant jusqu'à utiliser massivement les gaz lacrymogènes, frappant des enfants parmi les manifestants, faisant
perdre son enfant à une femme enceinte qu'ils matraquent, utilisant des chevaux et des lances à eaux, mobilisant des moyens considérables), s'aiment dès le début du film et passent une nuit
ensemble: l'héroine, déterminée et au physique volontaire un peu sauvage (très alter dans son genre), "bien roulée", est rouée de coups et de gaz mais retrouve dans une cellule le héros
charismatique des manifestants, cheveux longs et look "alter" de rigueur...
L'essentiel n'est pas là: c'est la réussite dans la mise en échec des
pourparlers de Seattle qui devaient lancer le Millenium
Round par des militants jeunes et sans expérience, folkloriques dans leur manière d'être, malgré leur grande préparation. Et le dégoût que ressent
progressivement le Maire de la ville (ancien 68ard soucieux de popularité), puissance invitante, obligé sous la pression du secrétariat de l'OMC écoeuré, du Gouverneur de l'Etat
de Washington d'en appeler à la Garde Nationale pour tenter de dégonfler, avec les organisateurs (têtes patibulaires de mêchants "maîtres du monde", pourtant bien réalistes), le flot
croissant de jeunes manifestants, black blocks, bientôt rejoints pas des travailleurs et des habitants solidaires de Downtown Seattle.
Tout cela pour éviter que Clinton ne puisse faire le déplacement ou que des médias aux ordres du Grand capital soient obligés de reconnaître qu'il y a des dysfonctionnements dans la
machine bien huilée qu'incarnent les lobbyistes des majors pharmaceutiques, venues défendre à Seattle les brevets contre la diffusion des traitements antiviraux contre le Sida...
29 novembre-2 décembre 1999: je m'en souviens comme si cela était hier: ce fut un grand moment que Seattle car cela a marqué pour la première fois l'introduction d'un grain de
sable dans le cours libéral de la Mondialisation. Contesté de surcroît dans le sein des seins: ville bobo certes, mais également siège de Microsoft ou de Starbucks (lequel groupe avait
vu ses vitrines de coffee shops détruites par la violence des affrontements, dans lesquels étaient intervenus des casseurs incontrôlés...).
A l'heure où le libéralisme économique reflue à un point jamais vu dans les enquêtes d'opinion, et est aujourd'hui une idéologie ringarde, de losers aigris, Bataille à Seattle est un film à
voir. A dévorer même.
Edit: voici des images de ces affrontements (bien représentés par les tenues des policiers anti-émeutes et le décor urbain tout de verre dans le film...)
Selon toute vraisemblance, il y a environ 100 000 personnes sans-domicile fixe en France. La crise économique que nous traversons a fait gonfler ce chiffre(70
000 à 80 000 vers 2002), mais de façon très relative.
La quantité de SDF n'"indique" rien concernant la paupérisation ou pas d'une société: le "creusement des inégalités" en France ne se traduit pas, contrairement à une idée
reçue, par un surplus de personnes jetées dans la rue. Ou bien alors de façon marginale.
Les mécanismes psycho-sociologiques "en chaîne" qui mènent à cet état de dénuement absolu dans une société riche étant bien connus, il convient plutôt de s'interroger sur le
statut du SDF.
Quand j'écris "statut", j'entends "fonction sociale". Quel est le "rôle social" du SDF ?
Le discours dominant sur la question est: aucun. Le SDF serait l'exclu absolu, qu'aucune institution ne peut "récupérer", recycler, réinsérer. Il est donc une "plaie ouverte", qui minerait le
lien social, qui serait un "avertissement" au reste de la société, et notamment aux classes moyennes, tenues de "s'adapter" au cours de la Mondialisation sous peine de connaître cette relégation,
absolue et définitive.
Les souffrances physiques et psychologiques endurées par les SDF
ont été étudiées (le sont toujours), de
même que leur socialisation politique individuelle: les SDF ont des idées politiques, qu'ils expriment souvent haut et fort dans les couloirs ou rames du métro parisien, dans les rues, au
passage de passants qu'ils interpellent : ils reproduisent le plus souvent, au choix:
- un discours d'extrême-droite stéréotypé, xénophobe, anti-gauche, anti-féministe, antisémite, anti-élites, hostile au pouvoir politique et à sa "corruption"....
-un discours populiste de gauche, anti-riches, anti-fric, anti-institutionnel, très agressif, de dénonciation du mode de vie "ostentatoire" et bobo de ses contemporains, qu'il interpelle à
la sortie des restaurants, des commerces de bouche, devant les distributeurs automatiques d'argent...
Les SDF se situent donc traditionnellement, depuis l'émergence du phénomène dans les années 1980, bien plus encore que la moyenne de leurs contemporains, aux deux extrêmes de l'échiquier
politique. Mais retenons uniquement le fait que les SDF sont des "animaux politiques" à part entière, en capacité de voter grâce à des aménagements de la loi électorale qui
leur permettent notamment de se domicilier fictivement, voire désormais de se présenter à des élections locales...
Depuis l'émergence du phénomène, dans les années 1980, il y a eu plusieurs types de réponse de la part des institutions républicaines. La répression violente étant politiquement et
socialement délicate à instituer (l'acceptabilité sociale et démocratique d'un Etat policier "prédateur" étant faible, pour l'heure, en France), l'Etat et les collectivités ont développé des
réponses prenant la forme de pansements: SAMU social, rôle de relais de
la part des associations, centres d'hébergement d'urgence...
Pourtant une question (fondamentale) reste non résolue avec la persistance, voire le développement, du phénomène dans les années 2000: l'absence de répression du phénomène comme
alternative à une absence de réponse "économique" ou sociale (réquisitionner des logements vides est depuis longtemps une exigeance-non satisfaite, et pour cause-avancée par
l'extrême-gauche et les associations altermondialistes) a amené à ce
que se perpétue le rôle doloriste du SDF dans la société française.
Laquelle dimension chrétienne du "bon pauvre" implorant est proprement insupportable dans sa persistance, étant donné que le dolorisme renvoie immédiatement à la vieille tradition
catholique, au passé social-paternaliste du patronat et des "oeuvres sociales". Laquelle doit donc être combattue, individuellement et collectivement.
Toute violence institutionnalisée pour réprimer de fortes concentrations de SDF étant taboue (et évidemment à bannir autant que faire se peut, quoique envisagée ou bien mise en oeuvre depuis 2002 par la droite sarkozyenne au niveau
local), le sentiment de rejet que l'on peut ressentir individuellement à "donner l'aumône", glisser une pièce à un SDF implorant à la sortie d'une
boulangerie, devient de facto légitime.
Développer une culture du don d'argent par pitié ou charité, comme cela se fait de plus en plus et s'apparente à de l'extortion lorsqu'il y a pression physique sur le "donneur", ne peut
se justifier dans une acception de gauche de ce que doit être l'émancipation sociale.
L'exercice de la charité, du don charitable, est et doit rester un ethos de droite, conservateur, participant d'une vision réactionnaire des rapports sociaux.
Dans un contexte libéral, d'adaptation au cours international de la Mondialisation, d'acceptation de l'économie de marché (pour peu que l'on opte délibérément pour cette voie, quelles qu'en
soient ses conséquences sociales visibles ou indirectes), la charité n'a pas plus sa place et ne doit certainement pas être encouragée: le rôle d'un militant ou sympathisant de gauche
doit être de refuser cette forme d'aide sociale-là, de ne pas la pratiquer par conviction en cela qu'elle est propre à la vieille tradition catholique, paternaliste et conservatrice.
Que le patronat d'aujourd'hui réintroduit comme substitut à un Etat social qui ne joue plus son rôle car il ne s'en donne plus les moyens...
Du fait de l'action de puissantes organisations très bien financées comme Emmaus ou le Secours Catholique, les SDF ont été
entretenus dans cette idée fausse que la bonne attitude qu'il leur fallait adopter était celle du dolorisme face à un Etat qui, de toutes façons, ne les aide pas, et qui ne joue
structurellement pas le rôle qui devrait être le sien: il en résulte un harcèlement quotidien des classes moyennes, notamment dans les zones à forte concentration d'exclus sur la
voie publique.
Or, la réponse à apporter est toute autre...
Je ne suis pas d'humeur à ironiser, à me moquer pour me moquer d'une initiative comme celle-ci, qui mérite d'être lue, voire méditée ligne à ligne: en l'occurence celle de Bertrand Delanoé pour
promouvoir son projet jospinien pour faire barrage à Ségolène Royal.
En lisant la présentation de ce rapport, je suis
atterré de voir à quel point on ne se comprend plus à gauche sur pleins de sujets, qu'on ne parle plus le même langage, qu'on se surprend à être aussi étranger sur les
formules utilisées dans des textes supposés de synthèse, sur les réalités sociales que l'on voit, sur les focus que l'on attire sur tel ou tel aspect des réponses que l'on dit
vouloir apporter par ordre décroissant de priorité.
Et à quel point, par-dessus tout, il va falloir, à un moment donné, que l'on s'explique. Avec cette gauche qui fait semblant de ne rien comprendre. Et dont le
projet (pour ce que j'en lis, tel qu'il apparaît sur mon écran) est plat et vide.
Voici un copié-collé des passages les plus "mauvais" (trollesques, ai-je envie d'écrire) de ce petit topo de présentation du rapport de 11 pages attrribué au camarade Bertrand et à ses
talentueux lieutenants (Harlem Désir), sur le site "Clarté, courage, créativité" (sous-titré "Pour un grand congrès socialiste"):
"Nous le devons au pays. Celui-ci va mal.La France prend du retard, sa compétitivité s’est
dégradée, ses finances publiques sont désastreuses, ses atouts sont gâchés par des politiques économiques
dépassées, ses relations sociales sont archaïques et son système institutionnel et politique déphasé".
: bref, soyons déclinologues à gauche avec Bertrand. Bertrand saît l'être puisqu'on ne parle plus de Paris mais de la France...
Plus loin, l'excellent constat d'une DROITE INCOHERENTE ET DURE. Ah ! Si seulement la droite pouvait être un peu plus cohérente et un peu moins dure avec les
pauvres, on n'aurait plus besoin de s'opposer !
"Le premier principe est de porter un regard lucide sur les difficultés – financières et budgétaires notamment - auxquelles la France est confrontée et qu’aggrave l’actuelle action
gouvernementale": autrement dit, priorité à l'austérité budgétaire et à la "modernisation" libérale des Finances publiques, sur l'exemple de ce qui est fait à Paris et, par la droite, à l'échelon
national.
"Le second principe est de préconiser des solutions politiques qui répondent réellement au diagnostic établi, afin que le moment venu, notre action de gouvernants soit fidèle à notre
discours d’opposants": une formulation lourde, jospinienne, néostalinienne, qu'on retrouve à bien des endroits de ce long texte monocorde...
"Le troisième principe est d’assumer notre identité sans céder aux injonctions de ceux qui, au nom d’une « radicalité » de gauche mécaniquement revendiquée, neutralisent en fait
des forces de transformation sociale et renoncent à toute confrontation de leurs convictions avec l’exercice des responsabilités": autrement dit, le principe n°3 est de dire, dans la plus pure
acception jospinienne, que "l'extrême-gauche, voilà l'ennemi !". Et la droite, Bertrand, Elisabeth ou Lionel la connaîssent-ils ? Y-a-t'il même une droite pour eux ?
Je ne saurais trop vous inviter
à lire et méditer ce rapport. Parce qu'"Au secours, Lionel revient par la fenêtre !"
L'expression "péter les plombs" est
triviale mais elle traduit bien ce qu'il advient pour certaines personnalités (ou "personnages") qui révèlent subitement, par un parti-pris violent, leur vélleité de rompre avec un
conformisme, de mettre au jour des fractures qui existent avec leur entourage politique, de les afficher publiquement quitte à ne pas être compris sur l'instant.
Depuis quelques temps, je suis très en colère. Un sentiment épars, qui se développe au fil de réflexions quotidiennes, de moments de confrontations, de situations qui m'ont révélé progressivement
ce qui m'éloigne d'une certaine gauche, qui défend ce qu'elle pense être les "acquis" de la Mondialisation et du Libéralisme.
Dans ce déchirement permanent que je connais, depuis des années, d'avec mon passé. Mon passé marxiste, qui ne me hante plus mais m'anime encore, parfois.
Le Marxisme est une rude école. Que je juge aujourd'hui aberrante. Mais qui donne des repères d'action pour tout ancien militant: un socle de valeurs et de comportements où la notion de "conflit"
est centrale.
Pour l'ancien trotskyste que je suis, rechercher ou provoquer le conflit est une manière de dépasser un blocage politique, de créer une situation nouvelle où l'on y voit nécéssairement "plus
clair" parce qu'on a sû identifier et affronter des éléments conservateurs, hostiles au changement...Et oui, au Progrès. Car le socialiste que je suis resté croit à la notion de progrès,
laquelle suppose que des luttes soient menées, que des "conflits" soient provoqués, y compris via des prétextes et de menues provocations, qui sont en fait la traduction de vrais clivages
idéologiques et de choix politiques différents.
La notion de "tolérance" m'est en théorie étrangère. Je suis tolérant en pratique: dans une réunion de section socialiste, dans une discussion (je suis chaleureux, humain, toujours disposé aux
compromis dans la discussion, à donner raison à mon interlocuteur, à l'encourager dans ses convictions...), mais pas dans le fond.
Dans les conflits sur les blogs, les querelles d'égos sont de simples prétextes à des confrontations idéologiques et d'options politiques: mon soutien à Ségolène Royal a des fondements sérieux,
tout aussi sérieux que l'hostilité que ressentent certains socialistes à la simple évocation de son nom.
Je prends très au sérieux ces oppositions, bien qu'elles ne correspondent pas au clivage gauche/droite. Ces oppositions sont d'une autre nature mais n'excluent pas le conflit.
Elles le rendent même nécéssaires car il ne peut être évité: entre une gauche qui défend la Mondialisation libérale dans le fond et une gauche qui s'en prend un tout petit peu au
fond des politiques libérales, il y a un écart abyssal: celui des principes.
Quand je dis soutenir le discours anti-banques et anti-financier de Ségolène
Royal, je soutiens une vision réformiste de l'économie, nullement en opposition avec un soutien net et sans ambiguités à l'économie de marché, qui est une nécéssité pour notre temps, un impératif de développement économique pour les décénnies à venir.
L'aile droite du Parti Socialiste défend également des positions de principe réformistes mais de simple accompagnement : dès lors, nous devons affronter, toute position "à gauche" qui
ne comprend pas une rupture avec la vocation néolibérale- qui a pu jouer un rôle "progressiste" mais ce n'est plus le cas-que s'est donnée la majorité du Parti Socialiste depuis 1983.
La vie personnelle des sympathisants socialistes ou militants de gauche les regardent. Personnellement, j'aime le confort matériel, n'imaginerait plus travailler sans climatiseur, et ai même des
"goûts de luxe" qui concernent ma vie privée.
Mais dès lors que certains "sympathisants de gauche" défendent leurs positions acquises dans le monde de l'économie tel qu'il fonctionne, leur portefeuille d'actions de grandes sociétés du Cac,
leurs stratégies patrimoniales de possédants, affichent un certain cynisme dans le domaine de leurs valeurs économiques, dans leurs pratiques sociales (défendre par exemple la libéralisation du
marché du travail sous Sarkozy), ils doivent être combattus (ou au mieux ignorés) dans les choix politiques qu'ils expriment. Immédiatement et sans relachement.
Etre un parti qui croit en l'économie de marché ne veut pas dire être un parti où l'on accepte que la grande bourgeoisie, ou ses relais directs, puisse continuer après 2007 d'imposer ses
choix à la gauche: cette fraction de "la gauche" qui possède des parts de capital social de grandes sociétés, qui participe directement à la spéculation financière ou immobilière
(parfois sans s'en rendre compte !), qui défend des principes malthusiens concernant les salaires des autres mais des conditions salariales toujours plus avantageuses pour elle-même,
qui défend dans le fond les initiatives "réformistes" des gouvernements de droite...
C'est à l'aune du constat que "rien ne change" à gauche si l'on ne combat pas ceux qui bloquent le mouvement que j'ai tendance aujourd'hui à "péter les plombs"...
Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy
Une nouvelle baisse de la popularité de l’exécutif
Nicolas Sarkozy, en tant que Président de la République, n’est plus crédité que de 36% d’opinions positives (contre une majorité absolue d’opinions négatives à 53%), ce qui constitue le score le plus bas enregistré par LH2 depuis son élection. On notera une critique particulièrement exacerbée au sein des cadres et professions intellectuelles supérieures (27% d’opinions positives / 60% d’opinions négatives), lesquels n’ont jamais, du reste, fait partie de ses soutiens. En revanche, on observe qu’en termes de proximité partisane la majorité continue de faire front : 80% contre 16% au sein des partisans de droite, et, dans les détails 89% contre 8% au sein des sondés des sondés se déclarant proches de l’UMP.
Le Premier ministre fait également les frais de cette tendance baissière. François Fillon n’enregistre que 46% d’opinions positives, contre 41% d’opinions négatives. Le solde demeure donc positif mais de peu, d’autant qu’il ramène le chef du gouvernement à celui de l’automne 2007.
Un bilan annuel sévère, en particulier sur la question du pouvoir d’achat
Corollaires du désaveu renouvelé de la tête de l’exécutif, les jugements portés sur la politique qu’il met en œuvre, par secteur, se révèlent largement négatifs.
En effet, lorsque les Français interrogés sont invités à se prononcer sur le « bilan à un an » du chef de l’Etat et de son gouvernement, ils dressent un tableau sans appel de ce dernier. Seule la politique européenne enregistre un solde positif, mais de peu : 43 % des sondés la jugent rétrospectivement comme étant « plutôt un succès » que « plutôt un échec » (37%). Aux autres items proposés, les réponses sont majoritairement négatives : le rôle de la France dans le monde (38% de « succès »/43% d’« échec », l’environnement (36%/44%), l’emploi (25%/60%), la fiscalité (22%/60%). Dans le cadre de ce bilan annuel, deux domaines cristallisent particulièrement le mécontentement de l’opinion publique : la croissance économique (13%/72%), mais surtout le pouvoir d’achat (5%/85%). Pour ce dernier domaine d’action, la virulence des critiques est telle qu’elle transcende largement les clivages partisans ; seuls 12% des sympathisants de droite émettent un jugement positif (contre 73% un jugement négatif).
Une gauche toujours en quête de leader
Qu’il s’agisse de la question portant sur le meilleur leader de gauche ou celle ayant trait à son chef de fil le plus approprié, le même constat s’impose. Au fil des vagues de notre baromètre, et malgré le bon résultat de Ségolène Royal aujourd’hui, aucune personnalité ne parvient à émerger de façon réellement significative et pérenne. Preuve supplémentaire de ce leadership pour l’heure introuvable : au-delà des perceptions du grand public, les écarts séparant les différents protagonistes ne sont pas signifiants, que ce soit du côté des sympathisants de gauche, ou plus précisément du côté de ceux se déclarant proches du PS.
Et si c’était à refaire…
Preuve du mécontentement quant au pouvoir en place, les résultats de notre intention de vote « fictive ». Si le second tour de l’élection devait se jouer dimanche prochain, sur les suffrages exprimés, il apparaît maintenant que Ségolène Royal l’emporterait contre Nicolas Sarkozy, avec un score rigoureusement identique, mais cette fois-ci en sa faveur, à celui de l’an passé (53% versus 47%). Ce résultat sanctionne sans doute le bilan annuel peu glorieux de Nicolas Sarkozy : il peut également constituer pour la gauche un espoir de se positionner en alternative crédible au gouvernement.
Stéphane Marder, directeur général adjoint de LH2
- Sondage réalisé par téléphone les 2 et 3 mai 2008 par l'institut LH2 pour le site nouvelobs.com. L'enquête a été réalisée selon la méthode des quotas auprès de 1004 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus.
Je découvre que je ne suis pas le seul
à me plaindre de l'attitude de certains blogueurs, qui ont été aujourd'hui jusqu'à faire pression sur moi en m'adressant des mails, en me menaçant, se rendant
odieux de façon délibérée, et me faisant instamment exclure toute idée de les fréquenter de nouveau dans le cadre d'une soirée, d'un Café des blogs, autour d'une bière, pour de
vrai...Leurs blogs, je ne les visiterai plus et ne les commenterai plus. Ici, ils ne mettront plus les pieds tant que je serai blogueur et vivant.
Leurs blogwars (merci à MC) sont à la hauteur de leur désoeuvrement. Ils vont jusqu'à m'envoyer des mails pendant la journée alors que je travaille, que je gère une équipe, que je
m'occupe de vrais problèmes humains et professionnels, que je m'occupe du développement de personnes et de projets qui font sens...
Leurs égos surdimensionnés, je ne veux plus en entendre parler...
Je me suis laissé prendre une fois, leur attitude consistant à déstabiliser, envoyer des trolls sur ce blog (qui ont d'ailleurs de sales accointances) et ensuite me harceler par
mail jusqu'à la nausée.
Qu'ils aillent désormais se faire voir !
On franchit une étape supplémentaire avec la publication du sondage qui suit le corps de cet article: pour la première fois, une majorité de Français manifeste son hostilité à ce
que Nicolas Sarkozy se représente en 2012.
Ce qui pouvait être présenté jusqu'ici comme la manifestation d'une défiance conjoncturelle, à une politique qui n'allait pas dans le sens escompté, se mue en une conviction, désormais
majoritaire dans lOpinion, que nous allons droit à une crise de régime si Nicolas Sarkozy reste 4 années de suite ainsi, à gouverner avec une majorité de sa couleur, un Premier ministre qu'il a
choisi...
C'est une annonce grave. En effet, le raz-de-bol contre ce nouveau pouvoir nous ramène aux heures sombres de la IVème République (et de la fin de la IIIème), où des équilibres
politico-institutionnels étaient défaits en quelques mois, où le gouvernement était obligé d'appeler les électeurs de façon anticipée, de changer de cap politique avec des
fréquences qu'on n'imagine plus aujourd'hui.
Toujours selon ce sondage, les Français ont majoritairement le sentiment qu'ils vivront moins bien en 2012 qu'aujourd'hui, avec un pouvoir d'achat plus encore réduit, une société plus
inégalitaire et "dure" qu'elle ne l'est, et des finances publiques certainement pas plus saines-en contrepartie, car c'est la seule-qu'elles ne le sont...
Le problème d'un changement ou pas de Premier ministre apparaît secondaire, voire éphinoménal: les Français expriment le fait que le problème n'est pas tant François Fillon que la situation de
crise grave vers laquelle nous nous nous dirigeons...
Le seul point d'optimisme qui ressort de cette étude est le chômage: il y a moins de chômage qu'en 2005-2006 (mais pas moins de job sous-payés) et donc un peu plus de raisons d'espérer sur
ce terrain: une société moins assistée par l'Etat, avec plus de petits boulots mal payés et sous-qualifiés: à la Brésilienne...
La réforme des institutions est le cadet des soucis des Français: la droite s'y attelle, demande à la gauche de ne pas obstruer le travail en cours de finition, qui renforce l'omnipotence du
Président de la République sur les autres pouvoirs: un alignement sur des standards argentins....
samedi 03 mai 2008 - 18h37 heure de Paris
PARIS (AFP) - 62% des Français pensent que la France va traverser une grave crise d'ici la fin du mandat de Nicolas Sarkozy, et plus d'un Français sur deux (55%) ne souhaite pas qu'il se représente en 2012, selon un sondage CSA à paraître samedi dans l'hebdomadaire Marianne.
Selon cette enquête réalisée au lendemain de l'intervention télévisée du chef de l'Etat, 30% seulement des Français (dont 54% de sympathisants de droite) pensent que le chef de l'Etat va terminer son mandat sans difficultés majeures, et 8% ne se prononcent pas (NSPP).
Parmi les 62% qui pensent que le pays va traverser une grave crise d'ici 2012, figurent 75% de sympathisants de gauche, 60% de sympathisants du MoDem et 41% de sympathisants de droite.
55% des Français ne souhaitent pas que Nicolas Sarkozy se représente à l'élection présidentielle de 2012, tandis que 29% le souhaitent (dont 59% de sympathisants de droite). 16% NSPP.
49% souhaitent qu'il garde François Fillon comme Premier ministre jusqu'à la fin de son mandat en 2012, 20% qu'il le laisse terminer ses dossiers en cours, 11% qu'il change rapidement de Premier ministre (20% NSPP).
Plus d'un Français sur deux (52%) pense que sa situation personnelle sera moins bonne en 2012 qu'aujourd'hui, tandis que 21% pensent qu'elle sera meilleure. 14% ne se prononcent pas, et 13% pensent qu'elle ne sera ni meilleure ni moins bonne.
68% des personnes interrogées pensent que leur pouvoir d'achat aura diminué en 2012 (23% qu'il aura augmenté, 9% NSPP), 64% que la société française sera plus divisée qu'aujourd'hui (23% qu'elle sera plus rassemblée, 13% NSPP), 49% que les déficits et la dette publique auront augmenté (38% qu'ils auront diminué, 13% NSPP).
En revanche, un nombre plus important de Français (49%) pensent que le chômage aura baissé, comparé à 39% qui pensent qu'il aura augmenté et 12% NSPP.
Sondage réalisé par téléphone le 25 avril 2008, sur un échantillon national représentatif de 1.002 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas (notice complète disponible auprès de la Commission nationale des sondages).
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Un porte-parole de l'UMP écrit au PDG de l'AFP pour se plaindresamedi 03 mai 2008 - 14h29 heure de Paris
PARIS (AFP) - L'un des porte-parole de l'UMP a écrit jeudi au PDG de l'AFP pour se plaindre que l'agence n'ait pas traité un communiqué dans lequel il attaquait le PS et Ségolène Royal. Dans sa lettre, rendue publique par le service de presse de l'UMP et diffusée auprès de nombreux médias, Frédéric Lefebvre évoque une "attitude engagée (qui) n'est pas acceptable", estimant que "s'il s'était agi d'un autre candidat à la présidentielle le traitement de l'information n'aurait pas été le même". Dans son communiqué, M. Lefebvre revenait sur la condamnation en appel de Ségolène Royal dans un procès intenté par deux ex-collaboratrices, s'étonnant qu'elle "ne se soit toujours pas exprimé sur sa condamnation" et demandant au PS "d'annoncer les sanctions qu'il n'a pas pu ne pas prendre" contre elle. "L'affaire de la condamnation de Mme Royal a été largement traitée sur les fils de l'AFP, qui ne saurait par ailleurs répercuter systématiquement les très nombreux communiqués qu'elle reçoit. Le choix de traiter ou pas un communiqué dépend de sa valeur informative", a souligné la direction de l'agence. Outre la condamnation proprement dite, le service politique de l'agence a accordé une large place aux réactions de Mme Royal, du PS et de l'UMP. L'AFP a largement couvert une conférence de presse à laquelle participait d'ailleurs M. Lefebvre, ainsi qu'une demande de démission de Ségolène Royal de la présidence de la région Poitou-Charente, formulée par Jean-Pierre Raffarin. Le service politique de l'AFP a estimé que le communiqué de M. Lefebvre, plus de quinze jours après les faits, n'apportait pas d'éléments nouveaux. La Société des Journalistes de l'Agence France-Presse a pour sa part "dénoncé les tentatives de pressions politiques contre l'AFP", à propos de cette lettre de M. Lefebvre. La SDJ souligne que "les choix rédactionnels sont incessants dans une agence qui reçoit des centaines de communiqués chaque jour". Elle ajoute que "les pressions et les tentatives d'intimidation, d'où qu'elles viennent (Mme Royal, après l'élection présidentielle, avait elle aussi mis en cause l'impartialité de l'AFP) ne détourneront jamais les journalistes de l'Agence de leur mission première: rendre compte de l'actualité de façon complète et impartiale, comme nous l'impose notre statut". |
Ce billet va vous paraître impudique. Il l'est en effet par le thème qu'il aborde, qui à-priori n'a rien à faire sur ce blog 100% (ou presque) politique. Je veux
parler de ma situation financière personnelle, et rattacher cela à une conversation que nous eûmes hier soir, au Bar l'Aéro du Kremlin Bicêtre, avec mes copains de Left_blogs.
Je me demande encore ce qui me pousse ce matin à me remémorer et faire un billet à partir de ce qui ne sont que des conversations privées (quoique Ronald ait
pris l'excellente initiative de nous enregistrer avec un dictaphone, ayant peut-être une idée de billet derrière la tête).
Hier soir donc, rencontre amicale à l'Aéro, sortie du métro Kremlin-Bicêtre: nous y découvrons la séductrice Trublyonne, venue de Lyon pour nous rencontrer (tout de même !), Nicolas J, qui nous rejoint dans un de ces estaminets populaires de banlieue où il fait si bon déguster une bière sur le comptoir par
beau temps, Ronald, Eric et, le "troll" Didier Goux, qui a fait près de 100 km avec son épouse
pour venir partager ce moment avec nous...
Les conversations fusent sur pleins de sujets: nous complotons comme à notre habitude, dans une proximité d'humeur et une convergence de vues incroyables: on dissèque la sphère moscoviciste,
évoquons l'Occupation et les polémiques autour de l'Expo visée par la Ville de Paris, parlons blogs dans tous les sens, googlegroups, brocardons les absents qui ont toujours tort...Les moments
qui se suivent sont savoureux.
Arrivés en fin de soirée, la fatigue d'avoir été debout toute la soirée et des semelles douloureuses, on en vient à se taquiner sur l'argent que nous rapporte (ou pourraient nous
rapporter) nos blogs via la publicité (ce qui dans mon seul cas n'est pas si négligeable) et nos niveaux de vie respectifs.
Ceci dans un respect mutuel considérable, étant donné la cherté de la vie et...l'indicible que nous vivons peut-être, chacun de notre côté: des problèmes lourds avec un banquier, des situations
humiliantes, difficiles, l'impossibilité de sortir du marasme des frais d'agence ou de tenue de compte, la "précarité" (le terme s'est invité plusieurs fois dans la
conversation) que nous avons pû connaître ou connaîssons toujours.
J'envoie à Jegpol une phrase du type "tu dois être plein aux as,
toi !".
Lequel me répond qu'il acquitte en effet des impôts substantiels et que je fais bien de ne pas le relancer sur le sujet...
A propos des agissements bancaires que nous subissons, je leur avoue, à un moment donné, que j'ai été inscrit il y a trois ans (sans le savoir d'ailleurs jusqu'à récemment) au fichier
national des incidents de paiement, piloté par la
Banque de France.
J'en tire une certaine fierté et en parle aujourd'hui sans difficulté, avec décontraction: une banque régionale arnaqueuse m'a fait rendre
gorge pour un découvert excédant de quelques euros la limite autorisée dans un contrat illisible, qu'on n'avait pas même pris le temps de lire, qui s'était ajouté à un crédit à la
consommation que je n'arrivais pas à honorer, me comptant plusieurs mensualités d'agios excédant 25% du débit atteint malgré la mise en place (téléphonique) d'un plan d'apurement
carthaginois pour le précaire que j'étais alors. J'ai connu, malgré mes diplômes de Sciences Po et de la Sorbonne et ma bonne volonté de travailler, une "précarité" financière qui
a duré près de deux ans.
Je leur avoue ensuite que j'ai été constamment à découvert pendant des mois sur mon compte courant principal, que je suis aujourd'hui encore une vache à lait d'un exceptionnel rendement pour
la Société Générale, qui avale goulument chaque mois le salaire (certes convenable) que me rapporte l'emploi salarié que j'occupe. Et lequel établissement m'autorise un découvert permanent de 1 000 euros...Pour mieux se
sucrer en contrepartie en assurances "en cas de vol ou perte de vos moyens de paiement", prélèvements divers et variés, agios...
Au terme de cette conversation, je suis reparti avec un soulagement indicible: nous sommes des blogueurs de gauche (et non strauss-kahniens, j'insiste) pour de bonnes raisons.
Peu ou prou, nous avons cette caractéristique, commune, d'avoir (pour la plupart d'entre nous) un faible patrimoine à défendre, d'avoir calculé ou à calculer les achats, y
compris alimentaires, que nous réalisons chaque semaine (je mange certes 100% bio mais fais infiniment attention de m'approvisionner aux bons endroits et pas ailleurs, quitte à perdre de temps pour y accéder), de n'être liés à
aucun intérêt économique ou patrimonial, d'être de simples salariés (ou parfois, de ne pas avoir de revenus réguliers du tout, d'être des précaires qui comptent jusqu'au nombre de cafés qu'ils prennent
chaque mois), de ne pas être propriétaires de notre logement principal, d'avoir été sujets à des arnaques à la consommation qui visent avant tout les publics économiquement faibles, d'avoir été
humiliés par des inscriptions à la Banque de France, d'avoir essuyé des refu
Par contre Julien Toledano, peut être sympa en vrai, est numériquement insupportable ! Sectaire, simpliste, complètement incohérent dans son soutien de Ségolène sur des positions de gauche du parti...
Enfantin dans ses réactions souvent...
Enfin, bon, c'est peut être pour ça qu'on le lit...
Rédigé par: jaja | le 08 mai 2008 à 01:44